La semaine musicale du 24 au 30 Octobre 2011

Voici le récapitulatif de cette semaine musicale, c’est le premier qui soit posté en temps et en heure, espérons que les suivants respecteront la règle… Pour rappel, les titres du style « L’album du JJ MM AAAA » sont des liens qui amènent à une version streaming de l’album ou au moins de quelques chansons.

L’album du 24 Octobre 2011

Ce week-end était celui de la noise pour moi et je continue donc dans cette lancée avec Rub du groupe Hawks. Encore une fois, pas d’album complet à vous mettre à disposition, je l’uploaderai peut-être sur Grooveshark si je trouve le temps aujourd’hui, mais je ne promets rien. En attendant, trois morceaux sont à votre disposition sur leur bandcamp.

Le groupe d’Atlanta (les fans de NBA s’en seront douté à la lecture de leur nom) fait dans le swamp punk bien bourrin, à tel point qu’il est parfois qualifié de groupe post hardcore , mais ne s’y borne pas et emprunte autant au grunge qu’au black metal . Avec des paroles résolument sombres qui siéent tout à fait au style globalement agressif de l’album, Michael (le chanteur) délaisse son obsession pour le sexe à l’occasion de deux chansons, Late Bloomer et Holy Day , qui dressent respectivement le portrait d’un gamin écorché vif qui se met à construire une bombe dans son sous-sol et le constat de l’étrangeté de la relation qui peut nous lier à notre chez-nous minable (bien entendu on parle ici de véritables trous à rats et pas d’appartements charmants mais un peu petits…).

Un groupe à suivre, donc, et dont je vais découvrir de ce pas les précédents opus.

Enjoy! 😉

L’album du 25 Octobre 2011

Alive in us de Darkness Falls. Tout d’abord, désolé, l’album n’est pas complet et ne porte pas le bon nom sur le lien grooveshark (je me demande si ce n’est pas leur EP sorti en Mars dernier d’ailleurs… Auquel cas elles auraient repris des chansons entières, pas cool) mais je n’ai trouvé que ça en dehors de leur myspace. Si on devait catégoriser la musique de ces deux danoises, on dirait évidemment que c’est de la pop, mais est-ce que ça décrit vraiment ce qu’elles font? Je ne crois pas. Cet album est tellement éclectique que, si c’était du rock, je ressortirais ce bon vieux « sous-genre » qu’on aimait tellement au début des années 2000 et dans lequel on mettait tous les trucs un peu trop expérimentaux pour être classés (puisqu’on n’avait pas autant de genres définis que maintenant), j’ai nommé l’alien . Rah ce que c’est bon de ressortir ce terme! lol

Enfin bref, si vos oreilles ont un peu souffert de l’exigence de ce week-end noise (non je ne m’excuserai pas, j’adore alors je partage, c’est pas plus compliqué que ça), vous pourrez les reposer agréablement avec cet album « pop » ma foi bien sympathique.

L’album du 26 Octobre 2011: Y’en a pas!

L’album du jour devait être le nouvel album de Ed Wood Jr intitulé Silence sorti aujourd’hui mais je n’ai pas encore pu l’écouter et Batman Arkham City m’attend alors vous, ben vous attendrez demain, nah!

L’album du 27 Octobre 2011

Aujourd’hui, une agréable surprise: Conditions of my parole de Puscifer . Pourquoi une surprise alors que j’adore leur premier album V is for vagina et que tout ce que fait Maynard (ou presque) est génial? Justement à cause de ces parenthèses. La frénésie des remixes de V is for vagina avec les « albums » V is for viagraD is for dubby et autres EPs tels que C is for et Don’t shoot the messenger m’avaient déjà passablement énervé, d’autant plus que les originaux étaient tous meilleurs que les remixes (à l’exception peut-être de la reprise avec Milla Jovovich en featuring et encore, ça se discute). Et puis est venue l’heure du single Man Overboard issu justement de Conditions of my parole qui m’avait un peu déçu aussi. Il n’était pas mauvais mais ça ne ressemblait pas à du Puscifer. Du coup, j’ai longtemps attendu avant d’écouter cet album et je suis ravi de vous apprendre que je m’étais trompé (enfin à moitié).

Revenons donc à l’album. Comme souvent avec les groupes de Maynard, le tout est plus impressionnant que les parties et j’aurais sans doute du m’abstenir d’écouter le single. On peut néanmoins noter que Puscifer opère un changement radical avec ce second album puisque les textes ressemblent plus à du Tool, tout comme l’ambiance d’ailleurs. La musique, quant à elle, s’apparente plus à du A Perfect Circle même si on reconnait derrière la touche Puscifer qui rassure un peu. Attention, je suis évidemment un fan d’APC et de Tool (tout le monde vous le dira) mais je trouve ça étrange qu’un groupe de Maynard ressemble aux autres, d’autant plus quand il est le seul membre commun. Ce mélange des genres définit donc une nouvelle marque de fabrique pour Puscifer et je ne peux qu’espérer que le groupe gardera ce cap. De nombreux featurings viennent enrichir l’album avec notamment des harmonisations envoûtantes entre la voix de Maynard et les voix féminines présentes sur l’album. Pour la petite side note (un peu inutile et qui ne parlera sans doute pas à grand monde), la première piste de l’album, Tiny monsters , m’a fait penser à du Goblin (groupe qui a composé des musiques pour des films mémorables de Dario Argento et George A. Romero entre autres).

Je vous invite donc à découvrir cet album surprenant et à l’écouter de bout en bout. Je sais, je conseille toujours d’écouter un album plutôt que des chansons séparées mais là c’est vraiment important que vous suiviez mon conseil.

Enjoy! 😉

Le bonus musical du 27 Octobre 2011

Un autre album en bonus aujourd’hui, pour me faire pardonner du non-album d’hier ^^

Je vous propose Conatus de Zola Jesus dans le genre rock expérimental. Comme c’est un peu trop vague, je veux bien vous réduire la zone à néogothique mais je ne pourrai pas vous emmener au delà vu que je navigue moi-même en terre inconnue. Des touches de synth rock, de l’électro et du néogothique, c’est tout ce que je peux vous dévoiler ^^

En espérant que ça vous plaise.

L’album du 28 Octobre 2011

On est vendredi et nous sommes nombreux à bouder notre travail. On n’a pas la tête à ça et on pense au week-end, surtout que nombre d’entre nous ont un long week-end de quatre jours. Eh bien c’est heureux car l’album d’aujourd’hui, Fives des Lillois de Drive With A Dead Girl (dont j’ai évoqué le nom dans le post sur Berline0.33 ce week-end, ce qui m’a d’ailleurs donné envie de les réécouter), est expérimental et donc éprouvant. Ce n’est pas un album à écouter pour se détendre, mais vous aurez remarqué que ce n’est pas franchement ce que je recherche dans la musique.

Délaissant quelque peu la noise qui caractérisait leurs précédents opus, DWADG a manifestement décidé cette fois de se replonger dans la cold wave et les ambiances glacées des années 80 (je sais que la cold wave est apparue à la fin des 70s mais c’est bien les 80s qu’elle a marquées, vous me l’accorderez). Le premier morceau, volontairement très déconstruit, donne une impression de chute imminente et notre vertige naissant n’est calmé qu’à l’arrivée de la voix si particulière d’Alexia, oscillant entre douceur et rage, rappelant les influences post-punk du groupe. A partir de là, l’album se construit, un peu comme un album perdu des Sonic Youth à leurs débuts (ils doivent en avoir marre d’être toujours comparés aux Sonic Youth mais bon, on n’y peut rien), sans pour autant se laisser le luxe d’acquérir une forme définitive. DWADG est un groupe expérimental et tient visiblement à le rester, pour notre plus grand plaisir. Après tout, il ne faut pas oublier qu’il s’agit là d’un side project très productif, certes, mais dont l’intégralité des membres officie dans d’autres structures artistiques (musicales ou non) et qui sert donc en quelque sorte de laboratoire.

Notez que l’album, comme ses prédécesseurs d’ailleurs, est mis à disposition en téléchargement légal gratuitement pour vous mes amis les rats/pinces, mais que vous pouvez toujours vous procurer les versions physiques auprès du merveilleux label Et pourtant ça avait bien commencé via leur site pour un prix vraiment dérisoire (Fives est à 3€ plus frais de port par exemple).

L’album du 29 Octobre 2011

En ce Samedi, pas question de vous endormir alors l’album du jour devrait vous tenir éveillé(e) au moins le temps de l’écoute. New Thing… est le dernier album de The Phantom Carriage signés chez le très bien nommé label Throatruiner (vous comprendrez vite l’allusion). On a affaire à un album mélangeant screamo (hardcore punk) et (black) metal aux accents expérimentaux amenés par les influences pour le moins inattendues dans ces genres, que ce soit le free-jazz ou carrément la musique tzigane, certes discrètes mais qui changent inéluctablement la donne.

L’association du screamo, du metal, de l’emo-punk (très peu je vous rassure) et de toutes ces « digressions musicales » n’est pas forcément évidente et j’avoue ne pas être emballé par la totalité des choix du groupe français. Toutefois, ces expérimentations sont indubitablement intéressantes et l’ensemble reste plaisant. On peut même dire que ce sont ces choix étranges qui font « respirer » l’album, le distinguant clairement des oeuvres des autres artistes évoluant dans le même style qui se bornent malheureusement trop souvent à reproduire des formules éculées, ce qui donne cette impression de stagnation et de commercialisation de l’offre (l’utilisation de ce terme est évidemment volontairement provocante) dans le metal en général.

Une oeuvre curieuse, donc, qui réveille l’appétit pour un métal décomplexé et désireux de nouveauté.

Enjoy! 😉

Edit: J’ai oublié d’en parler, mais vous le verrez sur le bandcamp du groupe de toute façon, vous avez la possibilité de télécharger gratuitement et légalement cet album (via le lien mediafire présent sur la page). Encore un groupe qui a compris que c’étaient les concerts qui leur rapportaient un peu d’argent. Mais je ne vais pas commencer un débat sur ce sujet ^^

L’album du 30 Octobre 2011

Pfiou! Ce post s’annonce difficile… L’album du jour est Green Naugahyde de Primus qui nous revient après une longue pause de… 12 ans si je compte bien. Waw! Eh oui, ce qui est sorti depuis Antipop (1999) n’était que de la rétrospective, du petit bonus sous forme d’EP, du Best-Of, appelez ça comme vous voulez. Mais Green Naugahyde est bel et bien le premier LP en 12 ans et la grande nouveauté, c’est qu’il sort sur le label de Les Claypool himself s’il vous plait! Ca peut paraitre anecdotique mais on sentait bien les tensions sur les derniers albums, notamment apportées par la pression du label du groupe qui voulait pousser Primus à revenir au top des charts au moment où tous les groupes émergents citaient le trio en influence majeure. Du coup, Claypool et ses potes en sont totalement débarrassés dans cet album et ça respire le génie non contraint, c’est beau!

Autre « nouveauté »: le retour de Jay Lane à la batterie, premier batteur du groupe qui le quitta avant même l’enregistrement du premier LP. C’est sans aucun doute son jeu si groovy à la batterie qui termine de débarrasser Primus de l’image de métalleux qui leur collait encore à la peau. Quant à savoir où les classer, il s’agit là d’une tâche impossible. Eventuellement rock expérimental ou funk rock mais l’un de ces deux termes décrit-il vraiment le groupe? Je ne crois pas non. Il faudrait presque inventer un nouveau genre pour Primus mais il est certain qu’ils s’amuseraient dès lors à s’en échapper… On ne va donc même pas essayer de leur apposer un style ici mais simplement remarquer que, comme toujours (et peut-être même encore plus cette fois-ci), la confusion entre le glauque et le grotesque, le sordide et le comique, la maitrise et le chaos prédomine dans Green Naugahyde et que Les Claypool nous gratifie une fois de plus de ses slaps imparables à la basse. Du neuf avec du vieux, donc? Pas si vite, cet album ne ressemble pas à ses prédécesseurs et on a du mal à comprendre pourquoi l’un des leaders les plus freaks au monde affirme que cet opus lui rappelle Frizzle Fry si ce n’est pour la liberté qu’ils ont eu en composant et arrangeant ces deux albums cultes (car culte, Green Naugahyde l’est assurément déjà).

Laissez-vous donc embarquer dans ce voyage exempt de toute norme (ou presque) et soyez sûr(e) que la voix nasillarde de Les saura vous guider à travers ces envolées psychédéliques qui rappellent, comme d’habitude, les incontournables Pink Floyd

Enjoy! 😉

A la semaine prochaine pour de nouvelles sensations musicales!

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Une réflexion sur “La semaine musicale du 24 au 30 Octobre 2011

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